L'incendie du 15 avril 2019 qui a détruit les parties hautes de Notre-Dame de Paris a été à l'origine d'un vaste chantier scientifique piloté par le CNRS et le Ministère de la Culture, adossé au chantier de restauration de l'édifice.
Les recherches interdisciplinaires menées dans le cadre du groupe de travail "métal" ont considérablement renouvelé notre connaissance de la mise en œuvre du fer et du plomb dans la construction de l’édifice. Une grande quantité d’armatures de fer ont été mises au jour dans la structure de Notre-Dame, dont certaines étaient invisibles avant l’incendie. Et si une grande partie du plomb de la couverture et de la flèche a fondu, la fouille des parties hautes organisée par les services de l’Etat a permis d’en étudier de nombreux vestiges. Enfin, l’échafaudage intégral de l’édifice entre 2022 et 2024 a permis de réaliser un inventaire presque exhaustif de la mise en œuvre des métaux. Ce sont ainsi des tonnes de fer et de plomb, appartenant tant aux phases initiales de construction des XIIe-XIIIe siècles qu’aux restaurations ultérieures, qui ont été mises au jour et étudiées, du terrain jusqu’au laboratoire.
Cette communication reviendra en particulier sur l’apport des études archéométriques pour répondre à plusieurs questionnements historiques sur l’usage de ces matériaux de construction : nature et qualités des métaux mis en œuvre, datation, provenance des matériaux et approvisionnement du chantier, recyclage, mais aussi pratiques et savoir-faire des artisans.
Cette Rencontre Sciences Citoyennes inaugure également le colloque international organisé par l'association Corpus du 17 au 20 mars 2026. Programmation complète disponible ici : https://metal.hypotheses.org/2782
Centre-Sciences, le CNRS, l'INRAP et le MOBE
Maxime Lhéritier, Université Paris 8 - ArScAn CNRS UMR 7041
Entrée libre et gratuite