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COVALENCES
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Les mardis de la science, saison 2006-2007
CherMuséum de Bourges à 20h Sous le vent du Soleil par Jean-Louis Bougeret, Directeur du Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique, Observatoire de Paris-Meudon Résumé Aux origines des paysages : du territoire biturige au Berry par Olivier Buchsenschutz, Directeur de recherches CNRS, Laboratoire Archéologies d'Orient et d'Occident, CNRS-ENS Paris Résumé La chaleur, monnaie d'échange de l'énergie par Charles de Izarra, professeur à l'Université d'Orléans, directeur de la Faculté des sciences - antenne de Bourges Résumé Le projet OEIL : de l’astronomie à l’ophtalmologie par Marie Glanc, ingénieure de recherche au LESIA, Laboratoire d’Etudes Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique, Observatoire de Paris Résumé Mémoire industrielle de Bourges - 1789-1950 par Clarisse Lorieux, chargée de mission pour l'étude du patrimoine industriel Résumé Pourquoi et comment les classifications changent-elles ?
par Guillaume Lecointre, professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, chef d'équipe dans l'unité mixte de recherche du CNRS "Systématique, Adaptation, Evolution", directeur de l'école doctorale "Sciences de la Nature et de l'Homme" Résumé Eure-et-LoirFaculté des sciences de Chartres, à 20h30 21, rue Loigny la Bataille La botanique: des voyages aux collections par Jean-Marc Drouin et Denis Lamy, Muséum National d’Histoire Naturelle Résumé Conférence annulée mardi 5 décembre Dyslexie et troubles de la lecture par Anne-Lise Doyen, maître de conférences à l'IUFM d'Orléans-Tours La conservation de la nature, des parcs nationaux au développement durable par Estienne Rodary, chargé de recherche à l'IRD Résumé Quand le cerveau se dérègle par Tobias Hévor, directeur du laboratoire de neurobiologie, Université d'Orléans Résumé Séismes : mythes et réalités par Bagher Mohammadioun , sismologue, retraité de l’Université de Paris Sorbonne et Jody Mohammadioun Résumé Le verre dans tous ses états
par Nadia Pellerin, maître de conférences, Université d'Orléans, Antenne de Bourges Résumé Indre-et-LoireLycée Descartes à Tours, à 20h30
L’entrée de la salle de conférences se situe en face de la sortie du parking du centre commercial. Ozone et santé, vrai ou faux problème Par Patrice Diot, professeur des Universités, CHRU de Tours Résumé Exploration de Mars, découvertes récentes et futures missions par Christophe Sotin, professeur à l'Université de Nantes Résumé Faudra-t-il vivre en compagnie des clones ? par Xavier Vignon, Directeur de Recherches – Institut National de la Recherche Agronomique Résumé L'Hydrogène : vecteur énergétique de demain ? par Dominique Lemoine, ingénieur, spécialité physique et instrumentation, CEA Le Ripault Résumé Ouverture des frontières, mondialisation et délocalisations l’exemple de l’industrie papetière française depuis les années 1950 par Marc de Ferrière le Vayer Résumé • CONFÉRENCE ANNULÉE • mardi 15 mai Défense et géopolitique
par Thérèse Delpech, CEA Loir-et-cherAuditorium de la bibliothèque Abbé Grégoire de Blois à 20h30 La conservation de la nature, des parcs nationaux au développement durable Par Estienne Rodary, Chargé de Recherche à l’IRD, Institut de Recherche pour le Développement Résumé Eau : la pénurie annoncée? Par Guy Auboire, docteur ès-sciences, ancien président départemental des verts Résumé Comprendre les pollutions par les éléments métalliques Par Jean-Claude Bollinger, Université de Limoges Résumé
et, dans le cadre des Rencontres de Blois, Le charme discret des neutrinos, messagers du cosmos
Par Hubert Reeves, astrophysicien, directeur de recherches au CNRS à la Halle aux grains à 20h30 Résumé LoiretMuséum d'Orléans à 20h30 La propulsion électrique pour les missions spatiales par Michel Dudeck, Professeur à l’Université de Paris 6, directeur du GDR Cnrs/Cnes/Snecma/Universités « Propulsion spatiale à plasma », Stéphane Mazouffre, Docteur, chargé de recherches au Cnrs d’Orléans et André Bouchoule, Professeur émérite, Université d’Orléans Résumé Rire au théâtre en Grèce antique par Alain Davesne, professeur d'histoire ancienne et Emilia Ndiaye, maître de conférences de lettres classique, Faculté des lettres, langues et sciences humaines de l'Université d'Orléans Résumé Le géoportail, le portail des territoires et des citoyens par Jean-Marc Trouillard, chef du service Systèmes et Technologies de l'Information au BRGM Résumé Des lampes fluorescentes économiques et écologiques, ça existe ? par Eric Robert, chargé de recherches CNRS au GREMI, docteur de l'Université d'Orléans Résumé Les enjeux des nouveaux matériaux métalliques par Christian Hocquard, expert économiste au service resource minéral du BRGM Résumé Ozone et santé, vrai ou faux problème
Par Patrice Diot, professeur des Universités, CHRU de Tours Résumé Les résumésSous le vent du SoleilLe Soleil est notre étoile, source de vie. Mais c'est une étoile active, qui perturbe l'environnement terrestre. L'atmosphère du soleil est en perpétuelle expansion : le soleil "s'évapore" et produit le "vent solaire", flux perturbé de particules. Ce vent et ses perturbations agissent directement sur l'environnement terrestre. Aux effets connus depuis longtemps - aurores boréales, orages magnétiques - s'ajoutent maintenant de nombreux effets affectant l'environnement technologique dont nous sommes de plus en plus dépendants.
Au cours de cette conférence, nous présenterons quelques aspects des observations des quinze dernières années qui ont révolutionné ce domaine, et nous introduirons ce que l'on appelle maintenant la "météorologie de l'environnement spatial" ou "la météo de l'espace", ses fondements et motivations. Aux origines des paysages : du territoire biturige au BerryLe paysage est vivant, il évolue sous nos yeux, à cause des variations du climat, mais surtout dans nos régions en fonction des objectifs et de l’investissement de chaque génération humaine.
Contrairement aux idées reçues sur l’immobilisme du monde paysan, ces variations sont aussi anciennes que les premiers défrichements, que le développement de l’élevage et de l’agriculture. Archéologues, historiens, géographes, combinent leurs techniques pour reconstituer cette longue histoire Les images aériennes révèlent l’organisation des parcellaires, et le cadastre dressé à l’époque de Napoléon permet de dater un certain nombre de traces, selon qu’elles sont présentes ou non sur ce document. L’archéologie intervient pour accrocher au terrain les renseignements fournis par les textes médiévaux, ces derniers devenant à leur tour de moins en moins nombreux avant l’an mil. Les méthodes de recherches modernes permettent de reconstituer les cultures, l'économie, l'habitat, les principaux rituels funéraires des populations de l'Antiquité romaine, des âges des Métaux et du Néolithique. Il ne s'agit pas de développer une nostalgie du passé ou de la nature vierge, mais seulement d'étudier comment les générations précédentes ont géré les changements climatiques, les épidémies et les disettes, pour construire le cadre de vie qu'il souhaitaient. Les cartes expriment fidèlement l'orientation et les conséquences de ces choix. La chaleur, monnaie d’échange de l’énergieCette conférence, destinée à un très large public, traitera des «transferts de chaleur» qui revêtent un caractère universel, car on les trouve dans les organismes vivants, les machines, les moteurs, les étoiles… Le projet OEIL : de l’astronomie à l’ophtalmologiePour combattre les effets délétères de la turbulence atmosphérique sur les images d’étoiles, les astronomes ont développé depuis la fin des années 1970 des techniques dites d’optique adaptative. Ils compensent les déviations aléatoires des rayons lumineux incidents grâce à des miroirs déformables asservis sur une mesure temps réel des fronts d’onde correspondants. Ils obtiennent ainsi au sol des images jusque-là réservées aux seuls télescopes spatiaux. De la même façon que les images d’étoiles souffrent du passage de la lumière par l’atmosphère, l’examen direct par les ophtalmologistes depuis l’extérieur de l’oeil de la rétine (le fond d’oeil) souffre de la très mauvaise qualité optique de la partie antérieure du globe oculaire (cornée, cristallin). Pourtant, la détection précoce de pathologies rétiniennes telles que la dégénerescence maculaire liée à l’âge (DMLA), les glaucomes ou les rétinopathies diabétiques, réclame une exploration in situ du tissu rétinien à l’échelle cellulaire. Les problèmes d’observation de la rétine, avec une résolution inaccessible par les instruments d’ophtalmologie actuels mais de plus en plus nécessaire, s’apparentent ainsi aux difficultés d’observation du ciel depuis le sol. C’est pourquoi est née en 1998 l’idée d’appliquer les techniques développées pour l’astronomie à l’examen in vivo de la rétine. L’utilisation de l’optique adaptative dans un instrument d’imagerie du fond d’œil permet de gagner un facteur 10 en résolution et ainsi d’isoler des cellules. Elle ouvre un large domaine de recherche jusqu’alors inaccessible sur le sujet humain vivant. Depuis 2001, des enregistrements d’images de la mosaïque des photorécepteurs (cellules transformant la lumière en informations compréhensibles par le cerveau) ainsi que les premières études de microvascularisation rétinienne ont été couramment effectués au LESIA (Observatoire de Paris), puis, depuis un an et demi, au Centre d’Investigation Clinique (CIC) de l’hôpital des Quinze-Vingts. Un protocole d’essais cliniques y a été lancé. D’autres collaborations ont été depuis établies avec des laboratoires de recherche et des industriels du domaine, qui doivent déboucher sur la création d’un instrument permettant de réaliser une cartographie tridimensionnelle de la rétine humaine in vivo, en associant d’autres techniques d’imagerie à celle d’optique adaptative. Date Mémoire industrielle de Bourges - 1789-1950Bourges est une ville dotée de monuments importants et représentatifs de l’architecture religieuse et civile du Moyen Age (cathédrale Saint-Etienne, hôtel Jacques Cœur). Pourtant, le repérage des lieux d’industries réalisé depuis 2004 a permis de localiser, d’identifier et d’étudier cinquante sites qui sont autant de témoignages des 200 ans d’industrialisation de la ville. Alors que certains lieux sont en train d’être réhabilités (site Lahitolle), d’autres sont en passe de disparaître, victimes de l’abandon, de l’oubli et des lentes dégradations des matériaux industriels (usine électrique de Mazières). Pourquoi et comment les classifications changent-elles ?Les mots scientifiques que nous posons sur les êtres vivants ont plus d'inertie que nos idées sur l'origine de la biodiversité. Nous enseignons encore des classifications datant d'époques scientifiquement révolues. Notre vocabulaire classificatoire dans l'enseignement des sciences naturelles n'a pas encore fait sa « révolution Copernicienne ». Il doit pour cela se débarrasser de confusions entre clé de détermination et classification, de l'essentialisme, du finalisme, de notre égocentrisme naturel, et des abus de rétrospective historique. Du côté des scientifiques, les classifications ont plus changé ces quarante dernières années que durant les deux siècles précédents. Ceci est d'abord dû à une révolution des méthodes de classification entre 1950 et 1970, mais aussi, un peu plus tard, à des révolutions techniques comme l'utilisation de l'informatique et l'accès facilité aux séquences d'ADN. Date La botanique: des voyages aux collectionsLes collections naturalistes sont comme autant d'instruments pour prendre la mesure de la diversité de la nature et tenter d'en rendre compte. Outils de référence et matériaux d'étude, ces collections, indispensables aux recherches actuelles, sont aussi une mémoire de la science des siècles passés. Elles apportent un témoignage, à la fois informatif et émouvant sur les collectes qui les ont constituées. Ceci est en particulier le cas des herbiers conservés au Muséum national d'Histoire naturelle, qui, non seulement servent de base à des recherches de systématique, d'écologie, de biochimie, mais qui racontent trois siècles d'histoire de la botanique et de voyages d'exploration. De cette histoire de longue durée, profondément liée à l'évolution de nos modes de vie et de pensée, on retiendra quelques épisodes où se mêlent le goût de l'aventure et la passion de connaître Les animaux dans les pratiques funérairesLes animaux dans les pratiques funéraires à l’Âge du fer en Asie centrale : La tombe gelée de Berel' (Kazakhstan) et les tombes protohistoriques de la province du Xinjiang (Chine populaire)
Certains sites archéologiques d’Asie centrale et notamment ceux situés au Kazakhstan et dans la partie occidentale de la Chine offrent des conditions remarquables pour qui veut étudier les pratiques funéraires à l’Âge du Fer dans ces régions. Les tombes creusées dans le permafrost (sols gelés) et le climat très aride du désert du Taklamakan permettent la découverte de vestiges très bien conservés. Ainsi, souvent, des momies, gelées ou séchées, sont mises au jour. Avec eux, tout l’attirail déposé avec le corps : vêtements, offrandes funéraires et souvent pièces de viandes, parties d’animaux ou animaux entiers. Le conférencier se propose de présenter l’implication de ces animaux dans les rituels liés à la mort.
La tombe de Berel' (Kazakhstan) est celle d’un prince scythe inhumé avec treize chevaux harnachés tués lors des funérailles. Tout aussi exceptionnels, les sites archéologiques du désert du Taklamakan révèlent d’autres facettes du sacrifice animal dans ces régions Quand le cerveau se dérègleLe cerveau est l’organe le moins connu de notre corps. Son bon état permet, non seulement une communication correcte avec le monde extérieur, mais aussi un déroulement harmonieux du fonctionnement de notre organisme. Cependant, le cerveau lui-même n’est pas à l’abri de dérèglements variés. Trois catégories de maladies peuvent être distinguées :
(1) les maladies qu’on peut retrouver ailleurs dans l’organisme : les cancers du système nerveux, les infections, les hémorragies ;
(2) les maladies dues à la dégénérescence de certaines cellules du système nerveux : la maladie de Parkinson, la sclérose en plaque et la maladie d’Alzheimer pour ne citer que celles-là ;
(3) les maladies qui touchent les fonctions supérieures du système nerveux comme la pensée, la conscience ou la mémoire sans forcément la présence d’anomalies physiques apparentes du système nerveux : anxiété, dépression, schizophrénie ou manies.
À travers ce voyage dans le monde des maladies du système nerveux, l’état actuel de la recherche sera présenté dans les différents domaines Séismes : mythes et réalitésLes séismes figurent en bonne place aujourd’hui parmi les agressions naturelles majeures ; pour bien des pays, ils représentent en effet une menace gravissime, tant pour la vie économique que pour la vie tout court. Mais c’est certainement depuis la nuit des temps que l’homme subit les effets de ces catastrophes. Sans le secours de la science, les différentes sociétés d’autrefois ont échafaudé des histoires pour expliquer ces phénomènes, comme d’autres de la Nature : ce sont les Mythes. Il a fallu attendre le 20ème siècle pour que les scientifiques arrivent à cerner avec certitude les mécanismes à l’origine des séismes, dont surtout la tectonique des plaques : ce sont les Réalités. En revanche, on n’est toujours pas en mesure de les prédire. Si l’on identifie bien désormais les zones les plus exposées à ce risque, on ne sait prévoir ni le jour, ni l’heure — et encore moins les empêcher de se produire. Ceci dit, l’homme est très loin d’être impuissant face aux séismes, car il sait apprécier le niveau de ce risque dans un lieu donné. Aussi lui incombe-t-il, surtout dans les zones urbaines, de veiller à ce que les constructions respectent des normes leur permettant de résister aux mouvements sismiques, d’informer les populations et d’organiser efficacement les secours. Le verre dans tous ses étatsA la fois objet d’art et d’ornement, mais aussi objet de la vie quotidienne, ce matériau connu et maîtrisé par l’homme depuis l’age de bronze, est de plus en plus présent dans notre quotidien.
Il orne nos tables de son éclat, à la ville il laisse ombres et lumières s’attarder sur les façades des grands immeubles et créer un décor toujours changeant et presque féerique. Nous lui confions nos plus précieux breuvages, nos parfums les plus délicats, nos médecines les plus sensibles. Nous lui laissons même la garde de nos ultimes déchets.
Recyclable indéfiniment, matériau de conditionnement, d’ornement, le verre est aussi un matériau technique. Soufflé, coulé ou filé, on le retrouve dans le bâtiment pour le vitrage ou l’isolation, dans les industries automobiles, aéronautique. Associé aux polymères, il intervient sous forme de composite, et assure ainsi un allégement considérable des structures.
Pourquoi pas des vitres chauffantes pour remplacer les radiateurs, des cloisons en verre électrochromes transparentes ou opaques à volonté, des verres anti-buées, anti-pluie, des verres anti-feu ou auto-nettoyants ?
Les scientifiques qui s’intéressent au verre, et qui étudient plus particulièrement sa structure, c’est à dire l’architecture atomique, ont compris que les propriétés du verre étaient en fait adaptables. En jouant sur le dosage et le type d’atomes introduits dans la composition, une palette d’applications s’offre à nous. Encore faut-il pouvoir mettre en forme le verre ainsi créé, et justifier économiquement l’application.
Ozone et santé, vrai ou faux problème?La concentration d’ozone dans l’air augmente du fait de la circulation automobile. La loi sur l’air prévoit une information du public en cas de pic d’ozone. L’OMS reconnaît des effets néfastes pour la santé pour des concentrations d’ozone inférieures à ces pics lorsqu’elles sont prolongées dans le temps. Ces conditions sont rencontrées en région Centre plus souvent que les pics, et la question de l’impact sur la santé des personnes fragiles, notamment atteintes de maladies respiratoires, se pose donc. Le réseau PAPRICA a permis de mettre en place en région Centre, grâce à Lig’Air et l’INERIS, un dispositif permettant de prévoir 24 heures à l’avance les excès de concentration d’ozone dans l’air. Exploration de Mars, découvertes récentes et futures missionsMars est, après la Terre, la planète la plus étudiée. Alors que sont transmises les premières images de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), cette conférence sera l’occasion de faire le point sur les découvertes de la mission Européenne Mars-Express et sur les résultats marquants des rovers Spirit et Opportunity de la NASA. L’association entre orbiters et rovers montre tout l’intérêt de ces rovers qui fournissent une vérité terrain qui permet de calibrer les données obtenues depuis l’orbite. La conférence montrera comment ces derniers résultats influencent la programmation du programme d’exploration de Mars. Faudra-t-il vivre en compagnie des clones ?Initialement dédié à la recherche scientifique, le clonage est aujourd’hui réalisé chez un nombre croissant d’espèces animales, y compris les animaux de compagnie. Bien qu’étant encore peu efficace, on commence maintenant à mieux appréhender les applications potentielles et les limites de cette technique qui consiste à fusionner un ovule dont on a extrait le noyau avec une cellule différenciée provenant d’un individu adulte pour fabriquer un embryon. Les enjeux scientifiques, industriels et éthiques qui entourent le clonage seront abordés au travers d’illustrations sur l’utilisation du clonage dans le domaine animal afin d’apporter des éléments de réflexion sur son application dans le secteur agronomique et en santé humaine. L'Hydrogène, vecteur énergétique de demain ?La prise de conscience progressive d’un épuisement programmé à plus ou moins longue échéance des ressources d’énergie d’origine fossile et de l’impact grandissant de l’activité humaine sur le climat conduit à rechercher des vecteurs énergétiques de substitution aux hydrocarbures.
Au côté des sources d’énergie primaire durables et renouvelables (nucléaire, solaire, éolien, hydraulique, biomasse,) l’hydrogène apparaît être un bon vecteur de substitution pour de nombreux domaines d’utilisation dont celui des transports qui est fortement dépendant des énergies fossiles et qui est responsable de près d'1/4 des émissions de CO2.
L’introduction massive d’un nouveau vecteur énergétique comme l’hydrogène nécessite de lever de nombreux verrous technologiques dans tous les domaines : fabrication, transport, stockage in situ et embarqué, convertisseurs d’énergie.
Les récents progrès enregistrés dans le domaine des matériaux (polymère, composite, céramique, nanomatériaux) et de leurs procédés de mise en forme permettent d’entrevoir le développement de ce type de vecteur énergétique dans des marchés de niche dans un premier temps, puis dans des secteurs de masse comme celui de l’automobile dans un second temps.
Ouverture des frontières, mondialisation et délocalisations : l’exemple de l’industrie papetière française depuis les années 1950La mondialisation comme les délocalisations sont des termes largement utilisés tant en économie qu’en politique pour désigner des événements ou pour expliquer des mutations. L’historien peut montrer par ses recherches qu’il ne s’agit pas de phénomènes nouveaux et que les effets et conséquences en sont beaucoup plus complexes que certaines présentations pourraient le laisser croire. A travers le cas de l’industrie papetière française, on verra que non seulement la mondialisation n’est pas une fatalité, mais qu’au contraire elle peut contribuer à renforcer une industrie nationale, lui permettre de se moderniser de s’insérer dans des courants économiques nouveaux. On verra aussi que cela ne se fait pas toujours sans conséquences économiques parfois lourdes à supporter par les populatiosn. La conservation de la nature, des parcs nationaux au développement durableLa destruction de la biodiversité est un des plus grands problèmes environnementaux contemporains. Le nombre d’espèces disparues ou menacées ne cesse de progresser, au point qu’une sixième extinction de masse est désormais envisagée par les spécialistes.
Pourtant, depuis plus d’un siècle, des actions sont menées pour protéger la nature, notamment dans les parcs nationaux et les réserves naturelles. Pourquoi ces politiques de conservation n’ont-elles pas réussi à stopper l’érosion de la diversité biologique ? Quelles sont aujourd’hui les chances que le nouveau concept de développement durable puisse se substituer aux aires protégées pour préserver la biodiversité ? À partir d’une présentation de l’histoire de la conservation de la nature, en France et dans le monde, la conférence tentera d’apporter des éléments de réponses à ces questions et proposera des éléments de discussion pour repenser le lien entre environnement et développement. Eau : la pénurie annoncée?L’accès à l’eau potable est un enjeu majeur du développement durable. Son inégale répartition, la mauvaise gestion de la ressource, la pollution et le gaspillage font qu’aujourd’hui, plus d’un milliard d’humains n’y ont pas accès. Près de 300 conflits dans le monde tournent autour de la possession des ressources en eau.
Avec une démographie galopante et une consommation qui ne cesse d’augmenter, notre planète a-t-elle les moyens de mettre à la disposition de chacun le minimum vital ?
Dans une région et un département comme les nôtres, théoriquement favorisés par le climat et les ressources, les difficultés se multiplient et chaque été, des restrictions montrent la fragilité de cet élément vital. Un panorama de la situation incitera à mettre en place une réelle gestion de la ressource et chacun d’entre nous à prendre ses responsabilités. L'empreinte écologiqueAu cours des temps géologiques, la planète bleue a connu plusieurs crises, modifiant profondément les niches écologiques de ses habitants. La dernière crise majeure, il y a 65 millions d’années a conduit, de façon concomitante, à l’extinction des dinosaures et au développement des mammifères. A la fin de l’ère tertiaire, ces derniers comptent parmi eux les hominidés qui après seulement quelques millions d’années ont évolué vers une niche écologique très singulière et opèrent aujourd’hui une pression sans commune mesure.
Que ce soit pour se nourrir, se déplacer, se loger ou gérer leurs déchets, les humains sollicitent très fortement les ressources naturelles de la planète. Ces sollicitations croissantes sont telles que des modifications à l’échelle planétaire sont déjà perceptibles et mesurables.
Une question alors nous aiguillonne : Cette pression écologique est-elle durable même à court ou moyen terme ? Les Robinson Crusoë , que nous sommes sur cette planète, ne sont-ils pas entrain de provoquer une nouvelle crise majeure ? N’aurions nous pas dépassé la « capacité à porter » de notre planète ?
C'est à cette dernière question que tentent de répondre deux canadiens, M. Wackernagel et W. Rees, en développant dans les années 1990 la notion d'empreinte écologique afin de mesurer le poids réel de l'activité humaine sur la terre. Cette conférence présentera les fondements, les limites mais aussi l’intérêt de ce concept récent. Comprendre les pollutions par les éléments métalliquesD'origine naturelle ou anthropique, les éléments métalliques en traces (ETM) sont présents partout dans notre environnement. Après une présentation de leur répartition et des raisons de leur mobilité dans les eaux, les sédiments et les sols, on discutera des mécanismes qui régissent leur dispersion ou leur concentration. Puis on examinera leurs transferts d'un milieu à un autre, avant d'évoquer diagnostic, réhabilitation et gestion à long terme des sites pollués. Le charme discret des neutrinos: messagers du cosmosL'astronomie des neutrinos est une nouvelle voie d'accès au cosmos . Ces particules, neutres et légères, nous parviennent en grande abondance des régions les plus opaques à la lumière : centre de la Terre et du Soleil, cœur d'étoiles en explosion etc. Leur détection nous a déjà permis de faire de grands progrès aussi bien en astronomie qu'en physique des particules élémentaires. Des télescopes toujours plus sensibles à leur présence sont en préparation en plusieurs régions de notre planète. Quels sols demain?En position d’interface dans l’environnement les sols échangent en permanence des flux (d’eau, de particules, de molécules, d’éléments…) avec d’autres compartiments de l’écosystème (atmosphère, biosphère, hydrosphère, lithosphère). Toute approche globale et systémique se doit par conséquent de les prendre en compte.
Les fonctions demandées aux sols sont multiples et parfois antagonistes (production d’aliments et de biomasse, épuration des eaux, rôle dans le cycle de l’eau et dans les cycles planétaires d’éléments (carbone, azote…), habitat pour la faune et la flore du sol, support des infrastructures, source de matériaux…).
Les sols constituent un patrimoine et une ressource qui n’est pas renouvelable à l’échelle de temps de quelques générations, posant ainsi la question de la durabilité de leurs usages. Ils sont de plus soumis à des pressions croissantes liées aux activités humaines.
Cette conférence présentera les fonctions des sols et les menaces qui pèsent sur eux. Elle tentera de donner un premier aperçu de l’état des sols, en prenant quelques exemples en France et dans le monde. Elle présentera les structures et les outils qui sont actuellement mis en place pour gérer et surveiller l’évolution des sols de France et évoquera les domaines de recherche pour lesquels notre connaissance est encore très largement insuffisante et qui seraient à approfondir. La propulsion électrique pour les missions spatialesLe succès de la récente mission européenne Smart-1 en direction de la Lune vient de montrer sans conteste l’intérêt de la propulsion électrique dans le domaine spatial.
Après une présentation des différents concepts proposés dans le domaine de la propulsion électrique, celui retenu actuellement en France pour les satellites de télécommunication sera détaillé en présentant l’activité menée dans les laboratoires d’Orléans en relation avec le Cnes, la Snecma et d’autres laboratoires français. La mission Smart-1 sera présentée, elle permettra d’introduire le futur dans le domaine de la propulsion électrique pour l’exploration planétaire. Rire au théâtre en Grèce antiqueIl s’agira de montrer comment, dans la Grèce classique, la comédie est un espace où s’articulent religion et société à travers le rire. On explorera à la fois les lieux et les textes. Les théâtres, par leur localisation et leur disposition, ainsi que le jeu des acteurs, témoignent des origines religieuses de la comédie et de sa place dans la vie civique des Ve et IVe siècles avant J.-C.. Les textes, comme les pièces d’Aristophane (unique représentant de l’ancienne comédie dont nous ayons conservé les œuvres), offrent l’occasion au public athénien de rire de la politique, des dieux et des travers humains, lors des concours organisés dans le cadre de la cité. On tentera de visualiser le fonctionnement du rire dans le théâtre grec et de nous le rendre familier, malgré la distance qui nous sépare de ses codes. Le Géoportail, le portail des Territoires et des citoyensLe programme ADELE (ADministration ELEctronique) de la Direction Générale de la Modernisation de l’Etat comporte un volet « information Géographique ». Le Géoportail est un de se projets :il est le portail d’accès à l’information géographique publique en France. Il offre deux grandes fonctions : la visualisation de l’information géographique (Géoportail, opéré par l’IGN) et la recherche et le catalogage (Géocatalogue, BRGM). L’ensemble est placé sous la maitrise d’ouvrage de la DGME.
Plus en détail, le Géoportail offre :
• l'accès des citoyens à l'information localisée d'intérêt public et sa visualisation,
• la consultation en ligne pour les services de l’État, collectivités publiques, entreprises et citoyens
• le catalogage normalisé de l'ensemble des données disponibles en utilisant les ressources du Géocatalogue,
• le développement des services et de la diffusion en ligne au bénéfice des collectivités publiques, des citoyens et des entreprises. Des lampes fluorescentes économiques et écologiques ça existe?L’exposé présente les utilisations actuelles des lampes fluorescentes, basées sur le rayonnement du mercure, dans les domaines de l’éclairage et de l’affichage. Une petite séquence d’expériences sera proposée pour illustrer le fonctionnement des vrais et des « faux néons » et la problématique environnementale qui en découle. La seconde partie de l’intervention décrit les travaux menés actuellement pour la recherche de dispositifs écologiques et économiques dans le domaine des enseignes lumineuses. Les résultats obtenus sur des tubes fluorescents à base de gaz inertes (néon, xénon) alimentés par des impulsions électriques brèves seront commentés et permettront d’évoquer quelques phénomènes physiques d’importance pour l’optimisation de ces nouvelles lampes. Les enjeux des nouveaux matériaux métalliquesLes matériaux métalliques sont à la base de la plupart des grandes révolutions industrielles : l’acier pour le chemin de fer, le cuivre pour l’électricité, le silicium et les semi-conducteurs (indium, germanium, gallium) pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’aluminium pour les transports et l’urbanisme, les métaux des superalliages (nickel, cobalt, molybdène, rhénium) pour les moteurs d’avions, le lithium pour les batteries rechargeables, en attendant l’utilisation massive du titane quand on saura le produire à un coût compétitif.
En attendant une dématérialisation incertaine et encore bien éloignée de nos sociétés, il faut admettre que l’on consomme toujours davantage de métaux. Toutefois, en raison des délocalisations industrielles, les métaux ou leurs alliages sont maintenant importés indirectement, à travers les produits manufacturés issus des pays émergents à faible coût de main d'œuvre et ne sont plus comptabilisés dans les statistiques douanières. Ainsi, les importations croissantes de produits finis masquent en fait une dépendance croissante vis-à-vis des métaux que nous consommons. De sorte que la diminution de la consommation apparente en métaux des pays riches traduit moins une évolution vertueuse de nos comportements de consommateurs que notre niveau de dépendance croissante qui évolue de pair avec les délocalisations industrielles. La préoccupation environnementale doit être également soulignée car, malgré une tendance vers l’éco-conception, la complexité des matériaux métalliques obère leur aptitude au recyclage.
On aura donc encore besoin et pour très longtemps de métaux, certes en quantités moindres mais sous des formes de plus en plus élaborées. Ce challenge des nouveaux matériaux métalliques, qui devrait faire l’objet d’une complète « reconsidération stratégique », représente un défi majeur à relever. À plus long terme, ces nouveaux matériaux et notamment ceux issus des nanotechnologies, vont contribuer au défi de la dématérialisation, Graal de notre société de consommation boulimique. Pour un lointain futur durable, des chercheurs imaginent déjà des nanohybrides actifs qui intégreront de l’information (« poussières intelligentes ») et pourraient remplacer le stade actuel de la « dispersion multimatériaux » par celui de la « convergence », inaccessible paradigme des matériaux ? |